vendredi 11 mai 2018

Erreurs de timing...

Le temps merveilleux de ces dernières semaines a eu un effet dopant sur le jardin... et les jardiniers, dirait-on : Après la décision prise d'enlever le bambou gelé avant l'été pour éviter les feuilles virevoltant et s'infiltrant dans tous les massifs, les jardiniers ont profité du seul jour de la semaine où je n'étais pas là pour couper et déraciner le monstre! 
Quand je suis rentrée mardi soir, ce fut le choc! Et en même temps, une petite jubilation devant l'espace gagné.
Voici un petit avant-après! Vous avez déjà vu la première photo : je n'ai pas eu le temps d'en faire une autre, alors que je m'étais imaginée photographier les travaux!


J'ai donc déplacé le "salon d'été" sur la droite, et posé les érables japonais en pot à l'ombre du genévrier et du malus Evereste. J'ai déjà dit du mal ici des jardiniers "professionnels" qui n'ont aucun respect des plantes. Mais cette fois, je suis ébahie de n'avoir eu aucun dégât. Même les fragiles tiges du Pigamon que l'on devine sur la deuxième photo à l'arrière du seau de fougères ont été préservées! Et lesdites fougères ont immédiatement été placées dans l'eau : merci, c'est le jardinage comme je l'aime.
D'ici septembre, j'ai le temps de cogiter cet endroit - les poutres qui encerclaient le liner du bambou doivent disparaître. J'ai déjà plusieurs projets qui virevoltent dans ma tête - mais je ne céderai pas à l'envie d'une plate-bande fleurie supplémentaire : je vais aller au plus simple pour m'éviter du travail supplémentaire et attendre les devis de mise en place d'un nouveau gazon - avec ou sans tondeuse robotisée...
Je pars en vacances pour quinze jours, et voilà que le jardin s'est emballé et m'offre les premières roses en ce matin ensoleillé :

Rosa spinosissima
J'attendais leur floraison pour mon retour, en juin! Mais iris et pivoines, ancolies et juliennes n'en ont fait qu'à leur tête...


Et les Anthriscus Raven's Wing - ou du moins leurs descendants - sont à la fête dans le soleil.


La glycine embaume mes journées et mes soirées, douceur de la couleur et du parfum, avec une opulence qui me console des gels passés.


Et enfin, la troisième erreur de timing m'est imputable entièrement : J'ai planté en 2015 la Clématite montana Rubens, et je l'ai toujours vue fleurir très, très timidement. Elle a bien sûr grandi très vite, mais je n'avais toujours découvert que quelques fleurs perdues dans l'ombre du Malus coccinella. Je la considérais comme faiblarde et n'en tirais aucune satisfaction. Hier matin, regardant par la fenêtre de l'étage, je me disais "Bizarre, le malus a l'air d'avoir encore des fleurs, malgré la pluie!" et tout à coup j'ai vu:


Dans un océan de pétales fanés, fleurissait magnifiquement la clématite, jusqu'au faîte du malus. Alors, avait-elle déjà fleuri en même temps que l'arbre, ou bien est-elle enfin parvenue à la maturité? J'ai scruté mes anciennes photos - en vain!  C'est un mystère et je suis ravie d'avoir enfin une clématite montana qui se plaise chez moi - même si l'association n'est pas des plus heureuses...

Je pars avec un pincement au coeur pour les floraisons que je vais manquer, mais très soulagée de savoir mon vieux compagnon qu'est le jardin en pleine forme pour affronter mon absence!
A bientôt!

mercredi 2 mai 2018

Quand les arbres fleurissent

Les arbres sont magnifiques ce printemps, comme s'ils voulaient se rattraper de leurs piètres performances de l'année passée : floraison gelée et peu de fruits! Partout dans la campagne autour de la maison les cerisiers, les pommiers, les poiriers enfin sont splendides dans leur robe blanche.

Depuis l'étage, j'ai vue sur le vieux pommier planté par nos voisins-amis, depuis lors repartis sous d'autres cieux. Jamais je ne l'avais vu si resplendissant!


Mais au sud, le coup d'oeil vaut également la peine.


Et depuis ma douche, je donne sur le vieux lilas qui m'appartient, mais que je ne peux admirer que d'en haut, tant il a pris de la hauteur, coincé entre deux maisons.


Je peux vous dire que je ne manque pas de faire ce tour matinal pour bien commencer la journée. Ensuite, je sors dans le jardin, et c'est la fête encore!


Tout n'est pas parfait, les potées d'été ne sont pas encore en place, mais les couleurs sont là - même le jaune du bambou gelé participe à l'harmonie... Comme il ne repart pas et que je m'épuise à le tailler ras régulièrement après l'hiver, j'ai décidé de le faire enlever et de remanier cette partie de jardin. Donc, sa couleur actuelle ne me contrarie même plus! J'attends le jardinier...
Au-dessus de ma tête, le chêne a été le premier à fleurir, et en deux jours, ses pendeloques et ses feuilles bordeaux ont été recouvertes de feuilles d'un vert très tendre.


Le Lonicera tatarica s'est dépêché de rejoindre tout le monde et m'offre ses bourgeons bien plus jolis que la fleur elle-même qui est à l'image de cet arbrisseau toujours un peu dépenaillé, entre liane et buisson.


Plus loin de la maison, le cognassier du Japon Cameo donne toute la mesure de son coloris. J'essaie toujours de le structurer, mais il aime pencher...



Il agrémente l'entrée du jardin en compagnie d'un petit phlox qui semble avoir toujours été là!


Le lilas blanc donne aussi le meilleur de lui-même. J'y tiens particulièrement, puisqu'il est issu d'une bouture que ma mère m'a donnée. Il a végété pendant des années - alors que la bouture "soeur" avait fait florès chez ma mère - puis après plusieurs changements de place, il  a enfin trouvé de quoi grandir.


A l'arrière, on voit le vieux Malus coccinella qui a des "années avec" et des "années sans". 2018, c'est "avec" et de la plus belle des manières!
Le Malus Evereste n'a pas démérité malgré la grosse amputation qu'il a subie cet hiver. Du coccinella ou d'Evereste je ne sais pas lequel a le plus parfumé mes travaux printaniers.


La glycine enfin, en tout début de floraison, mais toujours aussi éclatante dans sa couleur pourtant si douce...


Et pour terminer cette heureuse litanie, le petit pommier Golden Hornet qui promet une belle récolte cette année...


Pendant que j'écrivais cet article, le jardinier a passé : il va y avoir du renouveau au jardin. Le bambou va être coupé rapidement, et l'été sera triste sans son écran bienfaisant, mais... tout va changer dans ce coin-là. Et déjà, je m'en réjouis!


jeudi 26 avril 2018

En scène

Les tulipes ont fait une entrée fracassante sur la scène du jardin, ayant profité de la belle chaleur de ces deux dernières semaines...

A commencer par ces nouvelles dont la couleur flashy ne me plaît pas tant que ça, mais qui font leur petit effet, il faut bien le reconnaître! Son nom aurait pu me mettre la puce à l'oreille!

Tulipe Pink Vision
Bien plus classiques et sages, pour une scène apaisée, les calices blancs tout simples de cette tulipe à fleurs de lys éclairent le feuillage du rosier Big Purple...

Tulipes Sapporo
Plus loin, c'est le feu avec d'anciennes tulipes qui n'ont plus rien de la douce couleur abricot qui a fait leur réputation... J'aime l'association avec la spirée Goldflame.

Tulipes Apricot Beauty
La championne toute catégorie est la Tulipe viridiflora qui est en place depuis trois ans, et qui fleurit depuis, avec un bel ensemble. Elle perce à travers les feuilles du rosier Crystal Fairy sans se laisser impressionner par sa robustesse.
Tulipes viridiflora Spring Green
Une scène plus soutenue, en accompagnement à la giroflée avec les tulipes Princesse Orange et Mondial.

Tulipes Princesse Orange et Mondial
Une touche de rose - car pendant des années, je n'avais que des tulipes roses et mauves... Elles sont maintenant disséminées au gré des mes remaniements de massifs et je sais que cet automne mes achats de bulbe porteront à nouveau sur la couleur des débuts du jardin...

Une tulipe que j'aime beaucoup pour cette couleur nacrée, elle aussi si lumineuse, issue d'un mélange "pourpre" et dont je ne sais pas le nom, ici devant les T. Sapporo


Je finirai cette revue par une tulipe rouge, criarde, que vous apercevez à l'arrière sur la photo précédente... C'est une longue histoire.. qui commence en 2011 qui continue là en 2012,  ICI en 2013 et ICI encore en 2015 !
 Cette tulipe Bastogne a été absolument gigantesque la première année puis plus petite pendant deux ou trois ans... Elle a disparu en 2014, 2016, 2017... Je l'ai considérée comme morte et  sortie de mes fichiers, persuadée que je ne la reverrai plus. Et la voilà, très courte, pas bien vaillante, en deux exemplaires,  et toujours très... rouge!

Tulipe Bastogne
Sans doute s'est-elle refait une santé sous terre, puis toujours sans fleurir, a produit un bulbille qui a mûri, à son tour - le cycle de la vie, en somme!